mercredi, décembre 26, 2012

26 décembre: 7 ans...

6 commentaires:

lynxxe a dit…

De tendres pensées pour toi. Pour le souvenir. Parce que ceux que nous aimons sont toujours là. Même si c'est souvent douloureux, et puis parfois empli de douceur, de proximité. Ce que j'espère pour toi et pour vous deux.

Marie-Zig a dit…

Beau commentaire que celui de ton amie mais il faut tant de temps pour qu'arrive la douceur et ce sentiment de proximité.

Je n'y arrive pas souvent, même 38 ans après le grand saut de ma mère.

Une petit extrait :

"Nul ne sait ce qui lui sera donné de douceur ou de force pour fléchir les mauvais jours. Au fort de la bataille, tous sont braves: c'est si beau, le courage! «Ayez-en, vous dit-on; tous en ont, il faut en avoir.» Et on répond: «J'en ai!» Oui, on en a, quand on vient d'être frappé et qu'il faut sourire pour laisser croire que la blessure n'est pas trop profonde. Mais après? quand le devoir est accompli, quand on a pressé les mains amies, quand on a dissipé les tendres inquiétudes, quand on reprend sa route sur le sol ébranlé, quand on s'est remis au travail, au métier, au devoir; quand tout est dit enfin sur notre infortune et qu'il n'est plus délicat d'accepter la pitié des bons coeurs, est-ce donc fini? Non, c'est le vrai chagrin qui commence, en même temps que la lutte se clôt. On avance, on écoute, on voit vivre, on essaie de vivre aussi; mais quelle nuit dans la solitude! Est-ce la fatigue qui persiste, ou s'est-il fait une diminution de vie en nous, une déperdition de forces? J'ai peine à croire qu'en perdant ceux qu'on aime, on conserve son âme entière. A moins que....

Oui, allons, la vie ne se perd pas, elle se déplace. Elle s'élance et se transporte au delà de cet horizon que nous croyons être le cercle de notre existence. Nous avons les cercles de l'infini devant nous. C'est une gamme que nous croyons descendre après l'avoir montée, mais les gammes s'enchaînent et montent toujours, La voix humaine ne peut dépasser une certaine tonalité; mais, par la pensée, elle entre facilement dans les tonalités impossibles, et, d'octave en octave, l'audition imaginaire, mais mathématique, escalade le ciel. Ceux qui sont partis vivent, chantent et pensent maintenant une octave plus haut que nous; c'est pourquoi nous ne les entendons plus; mais nous savons bien que le choeur sacré des âmes n'est pas muet et que notre partie y est écrite et nous attend.

Au delà, oui, au delà ! Faut-il s'inquiéter de ce peu de notes que nous avons à dire encore? Et, quand nous avons souhaité le bonsoir au vivant qui ferme la porte et descend l'escalier, savons-nous si ce mot n'est pas le dernier que nous aurons dit dans la langue des hommes?

Vivre est un bonheur quand même, parce que la vie est un don ; mais il y a bien des jours, dans notre éphémère existence humaine, où nous ne sentons pas ce bonheur. Ce n'est pas la faute de l'univers! Les personnalités puissantes souffrent moins que les autres. Elles traversent les crises avec une vaillance extraordinaire, et, quand elles sont forcées de descendre dans les abîmes du doute et de la douleur, elles remontent, les mains pleines de poésies sublimes".

Lettres d'un voyageur - De Georges Sand à Victor Hugo

Je tiens ta main, tu sens ?

(magnifique regard d'elle...)

¨¨*:•♥•: FRANCE*¨¨*:•♥ a dit…

je ne connais pas ton histoire mais je suis de tout coeur avec toi
Je t'embrasse

Godnat a dit…

Bientôt arrivent les anniversaires noirs pour moi aussi, 5 janvier, 15 mars. 14 ans, 12 ans. Je souffre moins dans le quotidien pourtant, le temps fait son oeuvre, la douleur se change en souvenirs, en tendresse, en pincements au lieu de morsures.

¨¨*:•♥•: FRANCE*¨¨*:•♥ a dit…

Je t'embrasse fort

இڿڰۣ FLO a dit…

je te fais des bisous